volume four, number 1

Ecclesia Gnostica Catholica

Selections from Jules Stany Doinel

Première Homélie

(1890)

Sur La Sainte Gnose

À l'Église du Paraclet.

 

I

Le nom de la sainte Gnose a été oublié parmi nous. La Gnose est l’histoire tragique de la chute de l’esprit dans la matière, et du voyage douloureux et providentiel que fait l’esprit pour remonter de la nuit du vide (le Kénôme) aux clartés du Plérôme divin, à la matière pleine d’illusions et de mirages de la paix souveraine et sacrée de l’idée pure, à cet abîme insondable de la Pensée, que, dans leur langage universel, expression d’une vérité unique, les philosophes ont nommé l’Absolu et les peuples ont appelé Dieu. Et pour opérer ce voyage et ce retour, odyssée de l’esprit humain, l’âme a deux ailes, la Science et l’Amour, le Christ céleste et le Saint-Esprit (Christos et Pneuma agion).

 

II

Ces termes ne sauraient effrayer les Idéalistes, ni faire sourire les indifférents. Des âmes ont rompu ce pain et bu ce vin pendant des siècles. Quant aux matérialistes, esprits qui n’entrecroisent qu’une seule face des choses, la Gnose, peut leur citer ces paroles de Jean Scot Érigène: “Le danger n’est pas de chercher Dieu dans la nature, avec le flambeau du Logos; il est de s’obstiner à demeurer dans les limites de la nature, quand on est conduit au point où il faut les franchir.” Scot pouvait parler ainsi, lui qui imposait deux sources à la Gnose: “la raison pure et la vision.” Néanmoins les gnostiques sont bien éloignés de mépriser la science expérimentale mais ils pensent avec Plotin, avec les Oupanishads, qu’au-dessus du monde phénoménal, du monde de la Maïa, il y a la sphère de l’intelligible où les sens grossiers ne pénètrent pas. Ils savent qu’une idée qui se manifeste est une Théophonie, une apparition du Divin dans l’àme humaine, et que TEL DIEU SE RÉVÈLE, TEL IL EST ...

 

III

La Gnose, c’est la science des Théophanies, des apparitions du Divin. C’est la science des Eons, ces théophanies sublimes, ces hypostases des perfections divines.

Yeux ouverts du Seigneur sur l’ombre des déserts;
Esprits qui remplisse l’air, la terre el les mers;
Anges de tous les noms; mystérieux fantômes,
Dont le monde invisible est plus plein que d’atomes;
Saints ministres du Père en tous les lieux vivant,
Qui luisez dans le feu, qui passez le vent,
Invisibles témoins de nos terrestres haines. Lamartine

Un jour, le grand Emmanuel Kant comparait l’âme qui plane dans l’Absolu à une colombe qui voudrait planer dans le vide. La Gnose, au contraire, nous enseigne et nous démontre que l’Absolu est l’atmosphère où se meut l’âme, puisque l’âme est une émanation de l’Absolu.

La Gnose, a dit Ephrem le Syrien, tresse une couronne à ceux qui l’aiment et elle les fait asseoir su un trône de Roi.

Et d’abord. quand le SEIGNEUR disait: “Je vou enverrai le Paraclet et il vous enseignera toute choses”, il annonçait à la fois et la Gnose chrétienne et l’avènement du Saint-Esprit. À cette parole prophétique de Jésus, “la fleur des Éons”, ont répondu, dans tous les temps, des initiateurs et des messager évangéliques. En feuilletant les apocryphes de la Bible, vous entendrez presque à chaque instant retentir la plainte de colombe de la sainte Gnose e son appel d’amour aux hommes qui ont faim et soif de la justice et de la vérité.

 

IV

Jean nous a révélé qu’au commencement - dans le principe - le Logos fut émané par Dieu et que du Logos émanent la VÉRITÉ et la VIE. Le même Jean, dans l’Apocalypse, nous montre prophétiquement la nouvelle Jérusalem qui descend du sein de Dieu, parée comme une épouse pour son epoux. C’est la très sainte Gnose. C’est encore lui qui voit venir du ciel la femme symbolique, vêtue de soleil, couronnée de douze étoiles et ayant la Lune sous ses pieds. C’est lui enfin qui, dans son dernier chapitre, appelle l’époux au nom de l’épouse: Amen! Viens, Seigneur Jésus, viens!

C’est Paul parlant aux Colossiens de ce mystère de Dieu manifesté en Christos, dans lequel sont contenus tous les trésors de l’HYPERGNOSE - et, dans l’Épître aux Galates, disant: “Si vous êtes SOUS PNEUMA. VOUS n’êtes plus sous la Loi!” C’est Apollos, dans l’admirable Épître aux Hébreux, nous présentant le Fils, le MONOGÉNÈS héritier de toutes choses , par qui Dieu a fait les Eons: le Fils unique, splendeur de la Gloire et image empreinte de la SUBSTANCE divine, qui soutient toutes choses par le LOGOS.

V

Les docteurs et les évêques de cette Gnose ont reçu en dépôt le sens ésotérique de la Bible. C’est à nous, pontifes selon l’ordre de Melchisédech, que les Anges ont confié le pectoral où flamboient l’Urim et le Thumim (Lévitique, viii, 8). C’est nous qui lisons dans le livre de la Loi (Néhémie, viii, 8). C’est notre écriture qui est cachetée au nom du Roi; c’est nous qui portons l’anneau du Roi (Esther, viii, 8).

C’est de nous qu’il est écrit: “Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils et d’où sont-ils venus? Ce sont ceux qui ont souffert de la grande Tribulation et qui ont lavé leurs tuniques dans le sang spirituel de l’Agneau (Ram), et qui sont vierges des superstitions et des souillures du monde Hylique!”

La Gnose est l’essence même du Christianisme. (Comtesse d’Adhémar, Revue Théosophique, 21 juin 1889.) Voilà, nos bien-aimés, la plus juste définition du Gnosticisme. Or le Christianisme nous dit d’où nous venons et nous apprend où nous allons. Unde venis et quò vadis?

Savoir cela, c’est savoir la seule chose nécessaire. Porro unum est necessarium! Cette Gnose illuminative est la perle de l’Êvangile pour laquelle l’Homme digne de ce nom doit vendre et donner tout ce qu’il a.

“ Mon âme, d’où viens-tu? disait saint Basile. Qui t’a chargée de porter un cadavre? Si tu es quelque chose de ce céleste, ô mon âme! apprends-le-moi.”

Et la Gnose répond: “En contemplant le Plérôme, tu connaîtras toutes choses.”

 

VI

L’illustre M. Franck, a justement remarqué que la Gnose prétend être une synthèse complète et définitive de toutes les croyances et de toutes les idées dont l’humanité a besoin pour so rendre compte de son origine, de son passé, de sa fin, de sa nature, de son avenir, des contradictions de l’nexistence et des problèmes de la vies, (Journal des Savants.)

Le premier Principe, c’est l’abîme, l’Unité absolue, existante par elle-même, le Père Ineffable, et qu’on ne peut définir justement parce qu’il est ineffable. C’est l’Être en puissance avec tous les possibles renfermées dans son sein, enveloppé dans son mystérieux silence (Sigê) et renfermant en soi l’Idée, l’Amour la Lumière et la Vie!

Si le Père Ineffable sort de ce Silence, si cet abîme déborde, si cette Puissance s’actionne, ce n’est pas la NÉCESSITÉ qui l’y contraint, c’est l’AMOUR. Et c’est parce qu’il aime qu’il se sépare de soi-même, se répand, se précipite, quitte sa solitude majestueuse, se prolonge pour aimer. Car, dit Valentin, il EST AMOUR, et il n’y a pas d’Amour sans objet aimé!

De cette unité d’amour jaillit la dualité (dyade), une dualité vivante, théophanie de l’Absolu, masculine et féminine, aimantée et aimée, et qui se révèle comme Esprit et Vérité (Nus et Alètheia).

 

VII

Nous nous arrêterons ici, nos bien-aimés, remettant à une seconde Homélie épiscopale la suite de cette épopée sublime. Nous livrons ce préambule de la manifestation divine à vos méditations, à vos contemplations.

Vous qui faites partie de l’Église du Paraclet, unissez-vous à vos frères. C’est par vos prières et vos études, c’est, par votre obéissance à vos pasteurs invisibles, c’est par votre fuite de l’orgueil personnel et tout ce qui peut établir ou briser la charité, que vous réussirez à établir sur de fortes et profondes assises la communauté visible des Pneumatiques que les MANIFESTATIONS d’En-Haut nous annoncent et nous promettent. - Amen.

Donné sous le Thau, le 18 août 1890, neuvième année de Notre-Dame Saint-Esprit.

T JULES, évèque gnostique.

(JULES DOINEL).

 

 

Première Homélie

On Holy Gnosis of the Church of Paraclet

Translated by Sven Davisson

 

I

The name of the holy Gnosis has been forgotten among us. The Gnosis is the tragic history of the fall of spirit into matter, and of the painful and providential voyage of the spirit reascending to the night of the void (Kénôme) to the clarity of the divine Pleroma, but matter is filled with illusions and mirages of the sovereignty and sacredness of the pure idea, with the unfathonable abyss of Thought, that, in their universal language, expresses a single truth, that the philosophers named the Absolute and the people called God. And to facilitate this voyage and return, this odyssey of the human spirit, the heart has two wings, Science and Love, celestial Christ and the Holy Spirit (Christos and Pneuma agion).

 

II

These terms do not frighten the Idealists, nor do they cause indifferent ones to smile. People of pure heart have broken this bread and drunk this wine for centuries. As for the materialists, spirits who intersect only one face of things, the Gnosis can quote to them these words of Jean Scot Érigène: “the danger is not to seek God in nature, with the torch of the Logos; it is to obstinately remain oneself within the limits of nature, when one is lead to the point where they should be crossed.” Scott spoke of two sources of Gnosis: “pure reason and vision.” Nevertheless the gnostics dismiss the scorn of experimental science, but they think with Plotin, with the Upanishads, that above the phenomenal world, the world of Maia, there is a sphere of comprehension where the coarse do not penetrate. They know that an idea which manifests is a Theophonie, an apparition of the Divine in the human soul, and that GOD REVEALS, THAT HE IS…

 

III

Gnosis is the science of Théophanies, the manifestations of the Divine. It is the science of the Aeons, these sublime Théophanies, these hypostases of the divine perfections.

The Lord opens his eyes on the shade of the deserts,
Spirits which fill the air, the ground, the seas;
Angels in all their names; mysterious phantoms,
with which the invisible world is fuller than with atoms;
Saintly Ministers of the Father living in all the places,
Who shine in fire, who pass the wind,
Invisible witnesses of our terrestrial hatreds. Lamartine

One day, the great Emmanuel Kant compared the spirit that resides in the Absolute with a dove that would like to live in the void. The Gnosis, on the contrary, teaches and shows us that the Absolute is the atmosphere where the spirit is drawn, since the spirit is an emanation of the Absolute. The Gnosis, says Ephrem the Syrian, braids a crown with those that like it and seats those that know on a King’s throne.

And upon the arrival, when the LORD said: “I will send to you the Paraclet and he will teach you these things,” He announced at the same time the Chrisitan Gnosis and the advent of the Holy Spirit. This prophetic word of Jesus, “the flower of the Aeons”, answered, in all times, the initiator and the evangelic messenger. By dividing the apocryphal books of the Bible, you will almost understand at every instance the resounding lamentation of the dove of the holy Gnosis and its call of love for the men who are hungry and thirst for justice and the truth.

 

IV

John revealed to us that at the beginning - in the principle - the Logos was emanated by God and the Logos emanated the TRUTH and LIFE. The same John, in the Apocalypse, prophetically shows us the new Jerusalem which descends from the centre of God, warded like a wife for her husband. It is the very holy Gnosis. It is still he who sees coming from the heavens the symbolic feminine, clad in the sun, crowned by twelve stars and having the Moon under her feet. It is he finally who, in its final chapter, calls the husband in the name of the wife: Amen! Come, Lord Jesus, come!

It is Paul speaking in Colossians about this mystery of God manifest in Christos, in which all the treasures of the HYPERGNOSIS are contained - and, in the Epistle in Galatians, saying: “If you are UNDER THE PNEUMA. YOU are no more under the Law!” It is Apollos, in the admirable Epistle to the Hebrews, who introduces the Son, the MONOGÉNÈS heir to all things, for whom God made the Aeons: the unique Son, splendour of the Glory and impressive image of the divine SUBSTANCE, which supports all things by the LOGOS.

V

The doctors and the bishops of this Gnosis received in deposit the esoteric meaning of the Bible. It is with us, pontiffs of the order of Melchisédech, that the Angels entrusted the breast-plate upon which the Urim and Thumim blaze (Leviticus,viii, 8). It is we who read the book of the Law (Nehemiah, viii, 8). It is our writing which is sealed in the name of the King; it is we who carry the ring of the King (Esther, viii, 8). It is of us that it is written: “Those which are covered by white robes, who are they and from where have they come? It is those who suffered from the great Tribulation and who washed their tunics in the spiritual blood of the Lamb (RAM), and who are superstitious virgins and stains of the Holy world!” The Gnosis is the essence even of Christianity. (Countess of Adhémar, Théosophique Review , June 21, 1889.) Here are, our beloveds, the correct definition of Gnosticism. However Christianity speaks to us of where we come and teaches us where we go. Unde venis et quò vadis? To know that, is to know the only thing necessary. Porro unum est necessarium! This illuminating Gnosis is the pearl of gospel for which the Man worthy of this name must sell and give all that he has. “My heart, from whence do you come? holy Basile said. Who charged you with carrying a corpse? If you are something of this celestial, O my heart! teach it to me.” And Gnosis answers: “By contemplating the Plérôme, you will know all things.”

 

VI

The illustrious Mr. Franck, correctly noted that the Gnosis claims to be a complete and final synthesis of all the beliefs and all the ideas which humanity needs to understand its origin, its past, its end, its nature, its future, contradictions of nonexistence and the problems of our lives. (Journal des Savants) The first Principle, it is the abyss, the absolute Unit, existing by itself, the Ineffable Father, and whom one cannot precisely define because it is ineffable. This Existence, in its power, contains all possible entities at its centre, wrapped in its mysterious silence (Sigê) and contains in itself the Thought, the Love, the Light and the Life! If the Ineffable Father leaves this Silence, if this abyss overflows, if this Power is actuated, it is not the NEED which it has constrained, it is the LOVE. And it is because he desires that he separates from himself, spreads himself, precipitates, leaves his majestic solitude, is prolonged for desire. Because, known as Valentine, it IS LOVE, and there is no Love without a desired object! Of this unit of love the duality (dyad) erupts, a duality alive, théophanie of the Absolute, male and female, magnetized and desired, and which appears like Spirit and Truth (Nus and Alètheia).

 

VII

We will stop here, our beloveds, giving in a second episcopal Homily the continuation of this sublime epic. We deliver this preamble of the divine demonstration for your meditations, for your contemplations. You who belong to the Church of Paraclet, join with your brothers. It is by your prayers and your studies, it is by your obedience to your invisible pastors, it is by your escape of personal pride and all that can establish or break charity, that you will succeed in establishing upon the powerful and profound assembly of the visible community of the Pneumatics which the MANIFESTATIONS of the Most High announce and promise to us. - Amen.

Given under Thau, August 18, 1890, ninth year of Holy Spirit Our-Lady.

 

 

Rituel de la Fraction du Pain

(1894)

 

Les Parfaits étant réunis, les femmes la tête couverte d'un voile blanc et les hommes ceints d'un cordon blanc, s'agenouillent et reçoivent la bénédiction de Sa Seigneurie, l'Évêque. Puis ils se relèvent et le choeur chante le cantique: Beati, vos AEones!

Sur la table drapée de lin, l'Évangile de Jean repose entre les deux flambeaux. L'Évêque et le diacre et la diaconesse assistants sont debout devant la table. Une fois le cantique achevé, Sa Seigneurie récite le Pater noster, en grec. L'Assemblée répond Amen.

Le diacre présente la coupe et le pain à l'Évêque. Le Prélat, revêtu de l'Étole (quand sa grâce le Patriarche officie, il est couvert du très auguste Pallium), élève les mains sur les espèces en disant: Eon Jesus prisquam pateretur mystice, accepit panem et vinum in stancias et venerabiles manus suas, et, elevatis oculis in coelum, fregit (l'Évêque rompt le pain), benedixit (l'Évêque forme le Tau sur le pain et la coupe) et dedit discipulis uais, dicens (Tout le monde se prosterne): Accipite et manducate et bibit omnes!

Le diacre portant le plateau et la diaconesse portant la coupe précèdent Sa Seigneurie qui s'avance vers les Parfaits. L'orgue joue une marche religieuse et lente.

L'Évêque, prenant le pain, l'élève au-dessus de l'assemblée en disant: ...

Puis il repose le pain sur le plateau, s'agenouille et adore.

Il se relève, prend la coupe et l'élève en disant: Calix meus inebrians quàm proeclaus est! - Calicem Salutaris accipiam et nomen Domini invocabo. -

Il s'agenouille et adore.

Il se relève, rompt un fragment du corps spirituel de Jésus et le mange. Il boit à la coupe du sang,

Pause. Orgues.

Il s'avance ensuite vers chaque Parfait et tend le pain et la coupe à chacun.

Silence. Orgues. - Adoration.

De retour à l'autel, l'Évêque étendant les mains dit: Que la grâce du très saint Plérôme soit toujours avec vous!

Les restes des espèces consacrées sont brûlés sur un réchaud, car le corps pneumatique du Seigneur ne doit pas être profané.

Après quoi, Sa Seigneurie donne la bénédiction gnostique et se retire entre les deux assistants qui portent les flambeaux.

 

 

The Ritual of the Breaking of the Bread

Translated by Sven Davisson

 

The Perfect ones being joined together, the women the covered head of a white veil and the men girded with a white cord, kneel and receive the blessing of his Lordship, the Bishop. Then they rise and the choir sings the canticle: Beati, vos AEones!

On a table draped in linen, the Gospel of Jean rests between two tapers. The Bishop and the deacon and the deaconess assistants stand before the table. Once the canticle is completed, his Lordship recites the Pater noster, in Greek. The assembly answers: Amen.

The deacon presents the chalice and the bread to the Bishop. The Prelate, puts on the Stole (when his grace the Patriarch officiates, he is covered with very august Pallium), raises the hands over those present saying: Eon Jesus prisquam pateretur mystice, accepit panem et vinum in stancias et venerabiles manus suas, et, elevatis oculis in coelum, fregit (The Bishop breaks the bread), benedixit (The Bishop makes the shape of the Tau over the bread and the chalice) et dedit discipulis uais, dicens (All the world prostrates themselves): Accipite et manducate et bibit omnes!

The deacon carrying the plate and the deaconess carrying the chalice precede his Lordship who advances towards the Perfect ones. The organ plays a slow religious march .

The Bishop, taking the bread, raises it above the assembly while saying: Calix meus inebrians quàm proeclaus est! Calicem Salutaris accipiam et nomen Domini invocabo.

Then he puts the bread back onto the plate, kneels and adores.

He rises, takes the chalice and raises it while saying: Calix meus inebrians quàm proeclaus est! Calicem Salutaris accipiam et nomen Domini invocabo.

It kneels and adores.

He rises and brakes a fragment of the spiritual body of Jesus and eats it. He drinks from the cup of blood,

Pauses. Organ.

He then advances towards each Perfect one and offers the bread and the cup to each.

Silence. Organ. Adoration.

Upon returning to the altar, the Bishop extending his hands proclaims: May the grace of most holy Plérôme always be with you!

The remainder of the consecrated host are burned in the chafing-dish, for the pneumatic body of the Lord should not be profaned.

After which, his Lordship gives the gnostic benediction and withdraws between the two assistants who carry the tapers.